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Yannick (Page 6/7) :
Souvent, je m'attarde devant mon écran
de télévision à contempler les catastrophes en tout genre et les sinistres
dont est fait notre quotidien… Cela va faire maintenant cinq ans que je vis comme un reclu dans mon appartement, avec pour seul contact avec le monde extérieur la télévision et les journaux, cinq années que j'ai laissé ma vie d'avant dans laquelle j'étais responsable boursier… métier peu palpitant me direz-vous ! Puis, c'est arrivé : un instant et une
vie bascule ! Je sortais comme d'habitude de mon travail vers vingt-deux
heures trente ( heure tout à fait convenable pour un homme qui a sacrifié
sa vie sentimentale à son ambition)… Puis, j'ai traversé la rue et là,
l'instant ! Puis je me suis retrouvé à l'hôpital,
cloué sur mon lit, perfusé de toute part, avec, devant moi, cette vieille
et hideuse infirmière qui me souriait de ses dents jaunies. La grande nouvelle me fut annoncée aussi brièvement :
" Monsieur, nous sommes désolés de vous annoncer que vous ne pourrez plus
marcher,…, ni bouger aucun de vos membres… Vous êtes tétraplégique… "
Puis, on vous dit, d'une voix optimiste
et légère : " Vous êtes toujours vivant… " Passer le reste de ma vie comme un légume,
cloué sur une chaise ou au fond d'un lit… C'est ça pour eux être vivant
? Cinq ans ! Cinq longues et interminables années que je ne suis rien, que je ne suis plus ! Je viens d'éteindre mon poste de télévision
sur une image d'une petite fille retrouvée morte, mangée par les rats,
dans la cave d'un pédophile… Non, je ne suis pas égoïste, je souffre simplement ! Réflexion faite, si je n'ai pas d'instants, c'est peut-être le moment ? Adieu ! Tiré de " Histoires d'un autre jour " Qui n'a jamais douté de l'amour qu'il portait à son compagnon ? Qui ne s'est jamais retrouvé devant le choix de continuer ou de cesser une relation, par peur de se perdre soi-même ou de perdre ce qu'il a de plus cher au monde : son amour propre. L'homme est né pour douter, c'est cela qui le fait avancer… C'est pourquoi il est légitime de douter dans un domaine qui le tient à cœur, qui prend en otage ses pensées : l'amour d'autrui. Mais il faut que ce doute n'empoisonne pas ses pensées, qu'il ne diminue pas sa capacité intelligible car il est vrai que cette maladie inguérissable qu'est la soif de comprendre et de savoir la vérité sur soi est génératrice de craintes et de phobies tendant en une isolation partielle ou totale de l'individu à la réalité. L'amour est un cancer, une maladie contagieuse qui envenime l'esprit et vous détruit la chair. Tout commence par la rencontre d'une tendre jouvencelle qui sous ses allures de festival, tente d'enivrer vos sens avec comme artifices, son sourire et un pseudo-intérêt qui vous pousse à vous ouvrir à elle. L'art et la manière diffèrent de chacune
: Mais toutes les manœuvres conduisent à la même finalité : l'aliénation. L'amour n'est qu'une question de hiérarchie : le plus fort est toujours en attente d'un plus faible et le plus faible cherche quelqu'un qui lui est supérieur pour profiter de ses compétences intelectuelles et attributs matériels. De l'entente à la domination, il n'y
a qu'un pas qu'elle franchit avec grâce et dextérité.
L'art et la mainère diffère de chacune mais la finalité est immuable. L'Homme est fait pour aimer, la femme, elle, pour dominer. Je cherche Dieu depuis toujours. Je crois en une entité supérieure qui a créé notre réalité ; réalité toute différente de ce qu'est la sienne. Mais pour moi, il ne s'agit pas du Dieu
des religions bien établies : halte aux " Notre Père ", aux " Allah est
grand ", aux Yahvé, celui qui sait " ! Dieu m'aurait-il enfin entendu ? A-t-il
enfin compris ma gloire, ma grandeur ? Peut-on penser que la perfection de
l'univers et toutes les formes de vie de l'immensité soient le fruit d'un
hasard heureux ? Peut-on créer tout avec rien ? Le néant n'est-il pas
une entité en soi ? Qui a créé ce dernier ? Pourquoi a-t-il muté pour
devenir matière ? Par quel facteur ma catalysation s'est-elle opérée ? Notre pensée n'est que limitée par notre entendement.. Tout ce qui nous dépasse, nous le rejetons comme étant superflu ou irraisonnable ! L'univers est atome, l'univers est néant,
l'univers est tout ! Mon Dieu est là, en moi : c'est lui
qui me permet d'être une entité électrique autonome, une usine à énergie,
un atome dont les protons et électrons circulent suivant une trajectoire
prédéfinie par lui-même. Quand les humains comprendront cela,
ils seront aptes à recueillir la connaissance et à devenir des Dieux…
de créer leurs univers, leurs vies, leurs cultes… Mais moi, je sais que je ne suis pas comme eux : aucune religion existante n'existe vraiment dans ma réalité : même vous, vous n'existez pas si je le souhaite ; je peux tout car je sais, je sais parce que j'ai ignoré, j'ai ignoré pour mieux me révéler. Je ne suis pas devenu un dieu, je l'ai
toujours été. Je suis Dieu ! |
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