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Les écrits perso
des internautes
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Yannick (Page
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:
Amphigouris
1. La Rue
D’un regard
s’égarant sur la rue principale, qu’il est amusant d’admirer ce kaléidoscope
de vies, marchant sur les pavés d’une rue nommée Eternité.
Il n’est pas aisé de découvrir ce subtil engrenage vital, avec toutes
ces caractéristiques… Mais, si on s’arrête un instant, l’esprit libre
et sans trouble, on peut apprécier réellement tous les éléments de ce
tableau naturel…
Au premier plan, on y voit des hommes d’affaires se mêlant toujours de
celles des autres, le regard sombre comme si Demain était la fin du Monde.
Ils marchent au pas de charge, partant pour la bataille des capitaux,
dans leur univers de fluctuations.
De biens pauvres esclaves, ils sont ! Leurs chaînes sont faites d’argent,
leur destin et leurs actions dépendant de multiples conjonctures économiques…
De bien pauvres diables !
Et là, dans un angle de cette œuvre, il y a les trotteuses et les frôleuses
du parouart, vêtues de leur habit de chasse, cherchant un pigeon pour
un repas.
Beautés artificielles, roses d’un soir, qui sous tenues de festival, dissimulent
le prix de leurs faveurs…
Et ici, le marchant ambulant, poussant son chariot contenant mille et
une merveilles, mille et un futur souvenirs, mille et une peines prochaines…
Amis, l’œil du profane, aussi attentif puisse-t-il être, ne peut percevoir
tous les éléments de cet enchevêtrement vivant. Il ne voit que les principaux,
mais les secondaires…
Et pourtant, sans eux, la vie serait mutilée !
C’est ceux qu’on ne veut pas voir : le chien errant, vieux et malade,
qui fouille les poubelles pour se mettre quelque chose sous les crocs ;
la dame qui, ayant perdu un être cher, pleure à grandes larmes sa souffrance…
Et là, le clochard qui n’a de la propreté qu’un vague souvenir… Il n’a
de cesse de tendre sa main mourante vers les autres figurants. Qu’il est
sale et mal vêtu ; d’une odeur de souillure il s’est fait la fragrance…
Il jacte et hurle des mots de pestilence… Souffrance !
J’aime la
misère, celle que notre époque peint le mieux : elle est plus appréciable
que la beauté ! En effet, l’attirance pour l’esthétique d’une chose
ou d’un être ne dure qu’un temps, alors que la pitié et le vide au fond
de nos entrailles que nous éprouvons pour la misère reviennent toujours
avec la même intensité.
La misère
engendre la plus grande émotion que l’homme puisse éprouver !
2. De l’argent
Ô vous tristes
citoyens de la capitale des capitaux, des êtres aveugles vous êtes ;
peut-être est-ce un peu tôt !
Votre enfer d’argent me prend au collet !
Voyant dans l’obscure cupidité et la lumineuse avarice, un mode de vie
adéquat et salutaire à vos envies, vous n’êtes que les serviteurs d’un
démon précieux auquel vous vouez un culte onéreux. Vous avez trouvé votre
maître sans l’avoir cherché…
Cette folie qui se déchaîne dans vos yeux, l’impulsion satanique vous
donne la fièvre, qu’elle soit d’or, d’argent, de papier…
Et à la fin d’une carrière, à un simple et misérable pécule se réduit
à votre vie !
Je vous plains !
Prisonniers dans un monde où fluctuations et spéculations sont monnaie
courante : pour vous, la vie ne vaut pas d’être vécue sans argent…
Pourquoi donc vous obstinez-vous à prendre un chemin sans fin, bordé d’amertume
et de vices ? Inutile de vous apitoyer sur l’indécence de votre vie
pour un sou, le remord est oubli…
Je vous plains !
Parce que vous vous haïssez, vous vous réclamez d’un esprit pécuniaire,
vous forcez de fumantes portes au bout du chemin d’avarice.
Ô, vous qui vous bouchez les oreilles, vous qui vous entre-tuerez demain
pour un sou….
Je vous plains !
3. Croire en l’erreur
Toute ma vie n’est
qu’une erreur !
Depuis le jour où ma tendre mère m’a libéré des limbes du néant, l’éducation
que je n’ai pas choisie m’a conduite à me pervertir.
Cette éducation d’ornement catholique m’a forgé comme elle l’entendait,
ne laissant aucune place à la liberté de pensée et d’expression.
On vous sculpte, on vous travaille, on vous polit comme le marbre, en
utilisant comme outils, des doctrines ancestrales qui n’ont que le mérite
d’exister et non d’apprendre à être !
Et moi, cette éducation, je l’ai suivie : Erreur…
Mais l’enseignement emprisonnant de notre Eglise n’est pas la falsification
de la vie qui m’a déterminé à prendre de mauvais chemins, mais elle m’a
poussé sur la voie de la révolte…
Cette révolte qui m’a poussé à agir contre la loi, contre ma famille,
contre la vie !
Drogue, vols
et viols ont pavé la rue de mon existence ; et moi qui croyais attirer
l’attention de tous ces gens qui m’entouraient… Erreur !
Tous ceux que je côtoyais se sont détournés de moi ; j’avais obtenu
l’effet inverse à celui désiré.
Encore une erreur de ma part…
Mais celle dont j’ai le plus souffert est celle d’avoir cru en l’amour
d’une femme enfant qui inspirait à ma perte.
Doux plaisir de s’être fait souffrir soi-même de par l’obstination que
chaque homme a en lui et qu’il ne peut contrôler…
Erreur de jugement, erreur de tempérament, erreur d’un amant !
Erreur…
Triste est ma vie, douce est ma reconnaissance de tant d’erreurs manifestes
qui se sont dévoilées au fil des années, par l’expérience et la maturité
acquises au fur et à mesure des tromperies sur soi-même, sur sa famille,
sur celle qu’on aime, sur tous les autres qui n’ont pas eu le courage
de me faire reconnaître mes erreurs d’antan !
Mais, peut-être me tromperai-je de nouveau à penser ainsi ? Peut-être
mes expériences que je juge malencontreuses et trompeuses ne le sont pas
vraiment ?
Ai-je encore
commis une erreur ? Celle de croire en elle !
4. Les rêves de l’Ennui
L’ennui, toujours aussi présent
et pressant, tiraille notre âme et la torture comme le silence de la mort…
Pour lutter contre cet adversaire invisible, il faut simplement fermer
les yeux et ouvrir son esprit à l’imagination – Dame de toute peur et
de toute joie.
Et là, s’évader !
Être le maître du temps passé, présent et à venir, pouvoir voler dans
le sillage de la liberté volatile, sentir tout son être s’embraser comme
le bûcher des vanités, être soi comme on le veut, soit comme on le ressent…
Et de là,
se découvrir soi-même !
Ressentir la présence nouvelle d’un amour mort, retrouver ses sentiments
d’enfant, reconnaître sa vie d’antan, libérer ses pulsions secrètes et
cachées par tant de peur…
Et là, admirer
son monde !
Voir toute notre vie défiler, rencontrer les êtres dont notre enfance
a été marquée, regarder l’édifice vital que nous avons construit peu à
peu, entrer dans un univers où tout peut se réaliser…
Inventer la vie et défier la mort en duel, faire que toute beauté puisse
être à jamais éternelle…
Et enfin,
l’ennui sera battu : l’imagination triomphera du néant et laissera,
derrière elle, une traînée de rêves auxquels nous pourrons nous accrocher
à tout instant.
De l’attente
Enclosé de quatre murs qui rejettent l’émotion,
Un homme se délecte de sa tendre passion.
Il attend patiemment que sa mie ne revienne ;
A cet espoir, chaque heure, chaque jour il s’enchaîne.
Cette brune déesse aux attraits valeureux
A fait de ce noble prince un vil lépreux.
Elle ne soucie guère de l’attente du retour ;
Ô grâce, messieurs, ne parlez plus d’amour !
Et ce jeune homme qui attend fidèle ;
Et cette femme, belle jouvencelle !
Triste désespoir de l’attente amoureuse
A laquelle il n’y a de fin heureuse…
Mes nuits
Toutes les nuits
me rappellent à toi…
Le soupir de ces
draps qui se froissent, la froideur de mon corps étendu sur ce lit solitaire,
et le silence absolu de la nuit si vide d’émotions…
Toutes mes nuits
se souviennent de toi…
Nos étreintes
amoureuses, la douceur de ta peau, ta voix si tendre, le réconfort de
ta présence, et ton sourire au réveil…
Toutes les nuits
me rappellent ton absence…
Les mots d’amour
échangés, les caresses et les baisers, la joie de nos corps et e nos âmes
réunis…
Et, j’aimerais
dans ces nuits, être à tes côtés, entendre ton souffle qui me dit « je
suis là, n’aie pas peur… », te serrer contre moi pour que tu ne partes
pas, t’embrasser et te dire simplement et amoureusement :
Je t’aime !
Pour celle qui a éveillé en
moi ce que tout homme aimerait connaître : l’Amour.
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