• Les écrits perso des internautes
  • Gercendre Bart (Page 1/5) :

     

    Le condamné

    Enfant né de nul part
    Grandit sans souvenir
    Enfanté dans le blizzard
    Désigné pour mourir

    Enfant né de nul part
    Forgeant seul son caractère
    Vivre, pour lui est trop tard
    Son destin n'est pas sur cette terre

    Son cœur rempli de peine
    Désespéré, il lance un dernier appel
    Atteint par toute cette haine
    Qui nous brise les ailes

    Le mal en lui doucement s'installe
    A-t-il d'autres choix
    Que d'accepter cette opale
    Où s'inscrivent ses nouvelles lois

    Maintenant ça y est
    Plus personne ne peut le sauver
    L'heure du jugement dernier
    Est désormais arrivée

    Il devient de plus en plus méchant
    Il ne peut plus attendre
    Il doit répandre le néant
    L'humanité n'est plus à prendre

    Arbres, plantes, fleurs et animaux
    Dépérissent sur son passage
    Le désert remplace nos jardins si beaux
    Vengeance est inscrite sur son visage

    Maladies et cataclysmes s'abattent sur nous
    De son regard si perspicace
    Les gens deviennent tous fous
    Mais il fuit les reflets d'une glace

    La fin du monde s'approche à pas de géant
    Prends-moi en sacrifice
    Laisse la vie à tous ces gens
    Au niveau du crâne, un orifice

    Arrache le cœur de ma poitrine
    Insère-le dedans
    Pour chasser cette tumeur maligne
    Et reprendre le cours du temps

    Enfant né de nul part
    J'ai payé de ma vie
    Pour te créer une nouvelle âme
    Et pour qu'enfin s'achève la nuit


    La Haine

    Alliée de notre si douce vengeance
    Ennemie de notre cinglante conscience
    La Haine est fondamentalement putride
    Comme la pomme qui a détruit Adam.

    Comment vivre sans elle ?
    Autant vendre son âme au Diable.
    Elle est la limite instable
    Entre le bien et le mal.

    Sa naissance nous provient du mal absolu
    Cependant, la contrôler est évident.
    Elle s'écoule dans nos veines ensanglantées
    Et se reprend tel un virus proliférant.

    A-t-on idée du bien qu'elle nous procure ?
    Peut-on Haïr la Haine ?
    Je ne le crois pas.
    Elle est ancrée en chancun de nous, donc vital.

    Même l'être le plus pur s'en trouve contaminée
    Et c'est désespoir que d'essayer de lui échapper.
    C'est d'ailleurs se vouer à une folie meurtrière.
    C'est ainsi que celui qui commande à notre voilure

    A décidé de nous inclure cette subtile malédiction.
    Donc, le choix ne s'impose en aucun cas.
    Telle est sa volonté.
    Dieu, s'il vous plaît de nous laisser en paix.

    Comment avoir la moindre chance
    D'accéder à ce Paradis ultime
    Si nous sommes condamnés à l'avance
    Condamnés à errer comme damnés

    La Haine est une fatalité
    La Haine nous engloutit dans sa déchéance.
    C'est un trou noir équivalent au Néant
    Et, de l'abîme de ses entrailles surgit la confusion.


    L'amour

    A-t-on jamais espéré un jour
    Voir débarquer l'amour

    Le voir venir à l'improviste
    Et ne plus jamais être triste

    Mais ce jour va-t-il arriver ?
    Ça on ne le saura jamais

    Peut-être a-t-il frapper à ma porte ?
    Peut-être ai-je fais la morte ?

    Le laissant filé sous mon nez
    Vaquant à d'autres pensées

    Suis-je alors si sotte
    Le laissant fuir de la sorte

    N'ai-je pas eu assez de leçon
    Pour être resté aussi con

    L'amour n'existe pas pour moi
    Sinon il m'aurait laissé le choix

    Condamnée à errer comme damnée
    Le sort ainsi en est jeté


    Le Ballet

    Majestueux et interminable ballet
    Secondé par le doux chant du vent
    Sa force est mainte fois décuplée
    Par la puissance de cet étrange amant

    Rendu aveugle par sa seule beauté
    Par l'éclat de ses diamants
    Dont elle est parsemée
    Eclate de mille feux scintillants

    Et ce grâce à son deuxième amant
    Lorsque cette boule rougeoyante
    Embrase cette masse étincelante
    Alors nous découvrons enfin Notre véritable trésor.

    Si reposante parfois qu'elle amène à réflexion.
    Si agressive que la frayeur rime avec passion.
    Si dominatrice par sa grande magnificence.
    Si envahissante mais tellement enivrante.

    La Terre, le feu, le vent, et l'eau
    Sont incontestablement nos quatre éléments
    Et lorsqu'ils sont réunis rien n'est plus beau
    Que ce spectacle si respectable.

    Comment vivre sans connaître ce ballet
    Où s'entremêle avec grâce et magie
    Quatre superbes mystère de la vie
    Qui parmi nous fini par se confondre ?

    C'est un buffet à volonté
    Déposé sur l'autel de la création.
    Tous nos sens ainsi révélés
    Peuvent enfin prendre part à cette jouissance.

    Elle symbolise la pureté
    Dans toute sa splendeur
    Elle pactise avec notre âme
    Pour mieux la posséder

    Grâce à cette prestance qui est sienne
    Elle remet l'homme à sa place
    Dès qu'il se prend pour l'Eternel.


    Haut de page

    Index
    Page d'acceuil
    Page suivante