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Gercendre Bart (Page
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Le condamné
Enfant né de nul part
Grandit sans souvenir
Enfanté dans le blizzard
Désigné pour mourir
Enfant né de nul part
Forgeant seul son caractère
Vivre, pour lui est trop tard
Son destin n'est pas sur cette terre
Son cœur rempli de peine
Désespéré, il lance un dernier appel
Atteint par toute cette haine
Qui nous brise les ailes
Le mal en lui doucement s'installe
A-t-il d'autres choix
Que d'accepter cette opale
Où s'inscrivent ses nouvelles lois
Maintenant ça y est
Plus personne ne peut le sauver
L'heure du jugement dernier
Est désormais arrivée
Il devient de plus en plus méchant
Il ne peut plus attendre
Il doit répandre le néant
L'humanité n'est plus à prendre
Arbres, plantes, fleurs et animaux
Dépérissent sur son passage
Le désert remplace nos jardins si beaux
Vengeance est inscrite sur son visage
Maladies et cataclysmes s'abattent sur
nous
De son regard si perspicace
Les gens deviennent tous fous
Mais il fuit les reflets d'une glace
La fin du monde s'approche à pas de géant
Prends-moi en sacrifice
Laisse la vie à tous ces gens
Au niveau du crâne, un orifice
Arrache le cœur de ma poitrine
Insère-le dedans
Pour chasser cette tumeur maligne
Et reprendre le cours du temps
Enfant né de nul part
J'ai payé de ma vie
Pour te créer une nouvelle âme
Et pour qu'enfin s'achève la nuit
La Haine
Alliée de notre si douce vengeance
Ennemie de notre cinglante conscience
La Haine est fondamentalement putride
Comme la pomme qui a détruit Adam.
Comment vivre sans elle ?
Autant vendre son âme au Diable.
Elle est la limite instable
Entre le bien et le mal.
Sa naissance nous provient du mal absolu
Cependant, la contrôler est évident.
Elle s'écoule dans nos veines ensanglantées
Et se reprend tel un virus proliférant.
A-t-on idée du bien qu'elle nous procure
?
Peut-on Haïr la Haine ?
Je ne le crois pas.
Elle est ancrée en chancun de nous, donc vital.
Même l'être le plus pur s'en trouve contaminée
Et c'est désespoir que d'essayer de lui échapper.
C'est d'ailleurs se vouer à une folie meurtrière.
C'est ainsi que celui qui commande à notre voilure
A décidé de nous inclure cette subtile
malédiction.
Donc, le choix ne s'impose en aucun cas.
Telle est sa volonté.
Dieu, s'il vous plaît de nous laisser en paix.
Comment avoir la moindre chance
D'accéder à ce Paradis ultime
Si nous sommes condamnés à l'avance
Condamnés à errer comme damnés
La Haine est une fatalité
La Haine nous engloutit dans sa déchéance.
C'est un trou noir équivalent au Néant
Et, de l'abîme de ses entrailles surgit la confusion.
L'amour
A-t-on jamais espéré un jour
Voir débarquer l'amour
Le voir venir à l'improviste
Et ne plus jamais être triste
Mais ce jour va-t-il arriver ?
Ça on ne le saura jamais
Peut-être a-t-il frapper à ma porte ?
Peut-être ai-je fais la morte ?
Le laissant filé sous mon nez
Vaquant à d'autres pensées
Suis-je alors si sotte
Le laissant fuir de la sorte
N'ai-je pas eu assez de leçon
Pour être resté aussi con
L'amour n'existe pas pour moi
Sinon il m'aurait laissé le choix
Condamnée à errer comme damnée
Le sort ainsi en est jeté
Le Ballet
Majestueux et interminable ballet
Secondé par le doux chant du vent
Sa force est mainte fois décuplée
Par la puissance de cet étrange amant
Rendu aveugle par sa seule beauté
Par l'éclat de ses diamants
Dont elle est parsemée
Eclate de mille feux scintillants
Et ce grâce à son deuxième amant
Lorsque cette boule rougeoyante
Embrase cette masse étincelante
Alors nous découvrons enfin Notre véritable trésor.
Si reposante parfois qu'elle amène à
réflexion.
Si agressive que la frayeur rime avec passion.
Si dominatrice par sa grande magnificence.
Si envahissante mais tellement enivrante.
La Terre, le feu, le vent, et l'eau
Sont incontestablement nos quatre éléments
Et lorsqu'ils sont réunis rien n'est plus beau
Que ce spectacle si respectable.
Comment vivre sans connaître ce ballet
Où s'entremêle avec grâce et magie
Quatre superbes mystère de la vie
Qui parmi nous fini par se confondre ?
C'est un buffet à volonté
Déposé sur l'autel de la création.
Tous nos sens ainsi révélés
Peuvent enfin prendre part à cette jouissance.
Elle symbolise la pureté
Dans toute sa splendeur
Elle pactise avec notre âme
Pour mieux la posséder
Grâce à cette prestance qui est sienne
Elle remet l'homme à sa place
Dès qu'il se prend pour l'Eternel.
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