• Les écrits perso des internautes
  • La bande des Cinq (Page 6/7) :

     

    Mélodie incessante

    "Si on m'avait dit que si tôt tu t'en irais
    Sans préavis, sans mot et sans bagage à emmener
    Si on m'avait dit que si tôt tu t'envolerais
    J'aurais garder toutes mes larmes pour te pleurer"

    J'écoute ce morceau en boucle depuis une heure
    Comme s'il pouvait te faire revenir
    Il n'inspire pourtant que peine à mon cœur
    Mais il me rappelle tant de souvenirs

    Depuis que tu t'en es allé
    Rejoindre les anges et les étoiles
    J'ai enfermé mon cœur brisé
    A clé, derrière un sombre voile

    J'écoute cette musique les yeux fermés
    A travers elle, je ressens ta présence
    Plus rien n'y personne n'a d'intérêt
    Sans toi, la vie n'a plus aucun sens

    Puisque tu es parti sans dire adieu
    Me laissant seule ici avec les fous furieux
    Tous ces gens qui ne savent pas
    Ce que je cache au fond de moi

    Alors j'écoute encore et encore cette mélodie
    C'est ma façon de te faire savoir
    Que je pense toujours à toi ici
    Et que je ne peux te dire au revoir

    J'aimerais m'envoler au-delà des cyprès
    Pour enfin te rejoindre,mon cœur
    Puisque je me sens ici enracinée
    Comme un triste saule-pleureur.

    Fly


    Silence

    De tous les bruits qui m'entourent
    Celui que je préfère est le silence
    Au moins il ne fait pas de détours
    Pour exprimer ce qu'il pense

    Il traduit l'accord et le désaccord
    La froideur ou la chaleur
    Par la simple expression d'un corps
    Qui transmet l'humeur de son cœur

    Il naît dans la froideur d'un regard
    Qui, sans un mot, exprime une idée noire
    Et se meurt dans la chaleur d'une union
    Lorsque deux cœurs battent à l'unisson

    Au milieu des hystériques, des scooters, des machines
    Dont le bruit pollue mon esprit
    Je ferme les yeux et un instant j'imagine
    Que cesse le brouhaha de vos cris

    Des cris souvent de haine
    Qui donnent à la vie un goût amer
    Mais plus encore des cris de peine
    Que j'aimerais effacer par la prière

    Je voudrais entendre le silence
    Il sait apaiser les cœurs
    Et crée le temps d'une danse
    L'espoir d'un monde enfin meilleur

    Moi je préfère rester seule
    Plutôt que d'écouter les grandes gueules
    Ces pseudos-intellos qui braillent leurs idées
    Et que même la raison ne peut arrêter

    Ils font tellement de bruit avec leurs cônneries
    Qu'ils s'en rendent eux-même sourds
    A tel point qu'ils n'entendent plus les cris
    Des milliers d'appels au secours

    Des appels d'amour
    Que l'on n'entend pas
    Il y a trop de bruit autour
    Silence ! Parlez plus bas !

    Fly


    Rébellion nominale

    Tout commence à la naissance
    Selon que l'on ait ou pas de la chance
    Il suffit d'une seconde d'inattention
    Pour se voir attribuer un sale prénom

    J'ai encore eu de la chance
    C'est vrai après tout quand j'y pense
    J'aurais pu me faire appeler Ninon
    Source évidente d'une tragique rébellion :
    Celle d'un enfant contre ses parents
    Qui n'en peut plus d'être pris pour un gland

    Prenons l'exemple de Fulbert
    Qui durant toute sa jeunesse fut en galère
    Il a finalement pardonné à sa mère
    Car d'amour s'est épris pour Odilon
    Qui l'aime en retour malgré son sale prénom
    L'ironie de cette histoire est que de leur union
    Est née une jolie petite Ninon

    Ce modeste poème est à hymne à l'espèrance
    Après tout ton prénom est le cadeau de ta naissance
    Alors à toi de le prendre comme une chance
    Et profites-en pour aller au bout de ta différence.

    Fly


    Ballade pseudo-romantique

    C'est par une douce nuit d'été
    Que leurs chemins se sont croisés
    A la plage sous un ciel étoilé
    Ils ont échangé leur premier baiser

    Doucement sur elle il s'est penché
    Laissant tomber une crotte de nez
    C'est en essayant de l'embrasser
    Qu'une grosse caisse il a lâché

    Ce fut pourtant un instant magique
    Comme on en voit dans les contes fantastiques
    L'ambiance était tellement romantique
    Que le courant en devenait électrique

    Cependant il y eut ce qu'on appelle un "hic"
    En l'embrassant il eut la trique
    Et lui demanda : "C'est quand qu'on nique ?
    Allez, s'te plaît sois sympathique !"

    D'une caresse qui en disait long
    Il dégagea les cheveux de son front
    Puis murmura quelques paroles à son oreille
    Des mots doux qui promettaient des merveilles

    A son tour, elle lui fît de belles révélations
    Qui eurent sur lui une réaction :
    Son pantalon fut en éveil
    Et lui colla une gaule sans pareille

    Il lui promit une croisière sur la Mer d'Angora
    Et dans son bleu regard aussitôt elle plongea.
    Mais en bateau il l'a bien menée
    Puisque pas un mot il ne pensait !

    Le seul truc pour lequel il était là
    C'était à coup sûr de lui mettre un doigt
    Mais c'est lui qui s'est fait niquer
    Puisque cette "pseudo" fille s'appelait Roger.

    Fly & Sky


    Mister Bacon

    Un beau jour ensoleillé
    Nous nous sommes rencontrés.
    Après avoir filé l'amour parfait
    Lâchement tu t'en es allé.

    En plus de ton nom qui résonne,
    De toi il me reste un souvenir :
    Un petit cochon qui parfois ronronne
    Lorsque je le fais courir.

    Avec son nez retroussé et sa queue amovible
    (cette rime, je le sais, n'est pas terrible)
    il distribue de nombreux bisous
    Et s'enfuit tel un petit filou.

    Dans sa jolie robe rose
    Il est doux comme un agneau.
    Viens le reprendre si tu l'oses !
    Jamais je ne te rendrai ton cadeau.

    Il est coutume de dire que le chien
    Est le meilleur ami de l'Homme.
    Mais croyez moi il n'en est rien,
    Pour moi c'est ce petit être haut comme trois pommes.

    J'aurais pu l'appeler "Copain" (comme cochon)
    Mais avec sa queue en tire-bouchon
    Et les piles qui parfois déconnent,
    Ce petit diable porte le nom de MISTER BACON.

    Fly & Sun


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