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La bande des Cinq (Page
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La Troupe
C'est l'histoire d'une bande de jeunes
Un peu transe, pas trop smooth, plutôt fun
Un gars et quatre gonzesses
Cinq belles paires de fesses
Le premier, c'est un vrai ouf
Et j'vous parle pas d'ses touffes
Bout-en-train à toute heure
Des vannes à tout va, un vrai déconneur
La deuxième, c't'une dingue
Ouverte à tout, surtout aux délires
Elle aime la fête, les mecs et les fringues
Un peu coquine, elle aime aussi séduire
La troisième, c'est une déglinguée
Elle donne des noms à ses porte-clés
La moins grande mais pas la moins rigolote
Elle se surnomme d'ailleurs elle-même la tiotte
La quatrième, c't'une délinquante
Mais pas pour deux sous elle serait méchante
Elle a son caractère, un peu plus secrète
Mais elle aime se fendre la margoulette
La dernière, c'est un peu une rebelle
Elle se moque bien de ce qu'on pense d'elle
Une âme d'artiste, elle dessine et fait des rimes
Et ambitionne, pour la déconne, de faire chanteuse anonyme
C't'une vraie bande de délurés
C'est pas des drôles, vous pouvez leur parler
Parfois, c'est vrai, un peu allumés
Mais grave sympas quand on les connaît.
Fly
Splendeurs
Mais d'où viennent ces créatures impériales
Aux robes somptueuses et à la démarche royale ?
De Pégase au célèbre Chevalier Bayard
Ou Bonaparte franchissant le Col du Saint-Bernard
Les chevaux sont une véritable légende de l'Histoire
Symbole de pureté dans nombre de religions
Rois des dieux ou maîtres des saisons
Qu'ils soient alezans, blancs ou bruns
Ils ont toujours inspiré peintres et écrivains
De Léonard de Vinci à Salvador Dali
En passant par Géricault et Victor Hugo
Icône incontournable des cavaleries
Rien n'est plus beau qu'un cheval au galop
Au-delà de toutes les mythologies
Le cheval dont je fais ici l'apologie
Est bien plus qu'une légende : un animal somptueux
Imaginez plutôt la Garde Impériale sur des bœufs !
Fly
Bombes assassines
Et une de plus, elle vient de tomber
Et encore un bâtiment de détruit !
La ville est plongée dans l'obscurité
Les jours sont plus sombres que les nuits
La nuit a comme un caractère de fête
Pour ceux qui envoient ces drôles de feux d'artifice
Mais qui ne comptent pas le nombre de têtes
Enfouies sous les débris des bâtisses
Et ce garçon trop jeune pour mourir
Une arme à la main face à l'ennemi
Sans vraiment comprendre ce que cela veut dire
Il va combattre et y laisser sa vie
Il n'a pourtant pas choisi tout ça
Il a juste eu la malchance d'être né là-bas
Mais qu'ils soient d'Occident ou bien d'Orient
La souffrance est la même pour tous les enfants
Et cette mère pleurant son dernier fils
Et cet enfant amputé des deux bras !
Faut-il que tant d'innocents pâtissent
Pour une liberté qu'ils ne connaîtront pas ?
Fly
Le temps d'un poème
Le temps laisse des traces
Furtifs souvenirs de vies qui passent
Comme des milliers de coquillages
Venus s'échouer le long des plages
Le temps assassine les Hommes et la Terre
A travers toutes ces années de misère et de guerre
Mais il est aussi source de renouveau et de jeunesse
Neuf mois est le temps qu'il faut pour une grossesse
Le temps construit et détruit les amours
Il en crée de nouveaux pour une nuit ou pour toujours
Combien de temps faudra-t-il pour lire ce poème ?
Peu importe, une seconde me suffit pour te dire que je t'aime.
Fly
Le Papillon et la Rose
Il est bleu, jaune, rouge et noir
Léger comme une plume de soie
C'est un papillon d'une élégance rare
Aux ailes étincelantes lorsqu'il les déploie
Se laissant porter par le vent
Il titube tel une feuille morte
Et vient se poser délicatement
Sur une brindille que le vent emporte
Il s'envole alors courageusement
Déployant ses ailes multicolores
Pour atteindre d'un seul élan
Les fleurs fraîchement rosées de l'aurore
A l'abri sous un vieux chêne
Il pose lestement ses fines pattes
Sur celle qu'il appelle sa reine :
Une rose qui devint aussitôt écarlate
Elle était la plus belle du jardin
Le coup de foudre fut immédiat
Il la butina jusqu'au petit matin
A l'heure oùle soleil se leva
Mais leur union n'eut pas de lendemain
Comme toutes les bonnes choses, elle prit fin
Lorsque la rose fut brutalement coupée
Par la main sans scrupule d'un jardinier
Comme dans un drame shakespearien
Il n'a pu vivre sans sa dulcinée
Papillon mourut de chagrin
Près d'un pétale que Rose laissa tomber.
Fly
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