• Les écrits perso des internautes
  • La bande des Cinq (Page 4/7) :

     

    La Troupe

    C'est l'histoire d'une bande de jeunes
    Un peu transe, pas trop smooth, plutôt fun
    Un gars et quatre gonzesses
    Cinq belles paires de fesses

    Le premier, c'est un vrai ouf
    Et j'vous parle pas d'ses touffes
    Bout-en-train à toute heure
    Des vannes à tout va, un vrai déconneur

    La deuxième, c't'une dingue
    Ouverte à tout, surtout aux délires
    Elle aime la fête, les mecs et les fringues
    Un peu coquine, elle aime aussi séduire

    La troisième, c'est une déglinguée
    Elle donne des noms à ses porte-clés
    La moins grande mais pas la moins rigolote
    Elle se surnomme d'ailleurs elle-même la tiotte

    La quatrième, c't'une délinquante
    Mais pas pour deux sous elle serait méchante
    Elle a son caractère, un peu plus secrète
    Mais elle aime se fendre la margoulette

    La dernière, c'est un peu une rebelle
    Elle se moque bien de ce qu'on pense d'elle
    Une âme d'artiste, elle dessine et fait des rimes
    Et ambitionne, pour la déconne, de faire chanteuse anonyme

    C't'une vraie bande de délurés
    C'est pas des drôles, vous pouvez leur parler
    Parfois, c'est vrai, un peu allumés
    Mais grave sympas quand on les connaît.

    Fly


    Splendeurs

    Mais d'où viennent ces créatures impériales
    Aux robes somptueuses et à la démarche royale ?
    De Pégase au célèbre Chevalier Bayard
    Ou Bonaparte franchissant le Col du Saint-Bernard
    Les chevaux sont une véritable légende de l'Histoire

    Symbole de pureté dans nombre de religions
    Rois des dieux ou maîtres des saisons
    Qu'ils soient alezans, blancs ou bruns
    Ils ont toujours inspiré peintres et écrivains

    De Léonard de Vinci à Salvador Dali
    En passant par Géricault et Victor Hugo
    Icône incontournable des cavaleries
    Rien n'est plus beau qu'un cheval au galop

    Au-delà de toutes les mythologies
    Le cheval dont je fais ici l'apologie
    Est bien plus qu'une légende : un animal somptueux
    Imaginez plutôt la Garde Impériale sur des bœufs !

    Fly


    Bombes assassines

    Et une de plus, elle vient de tomber
    Et encore un bâtiment de détruit !
    La ville est plongée dans l'obscurité
    Les jours sont plus sombres que les nuits

    La nuit a comme un caractère de fête
    Pour ceux qui envoient ces drôles de feux d'artifice
    Mais qui ne comptent pas le nombre de têtes
    Enfouies sous les débris des bâtisses

    Et ce garçon trop jeune pour mourir
    Une arme à la main face à l'ennemi
    Sans vraiment comprendre ce que cela veut dire
    Il va combattre et y laisser sa vie

    Il n'a pourtant pas choisi tout ça
    Il a juste eu la malchance d'être né là-bas
    Mais qu'ils soient d'Occident ou bien d'Orient
    La souffrance est la même pour tous les enfants

    Et cette mère pleurant son dernier fils
    Et cet enfant amputé des deux bras !
    Faut-il que tant d'innocents pâtissent
    Pour une liberté qu'ils ne connaîtront pas ?

    Fly


    Le temps d'un poème

    Le temps laisse des traces
    Furtifs souvenirs de vies qui passent
    Comme des milliers de coquillages
    Venus s'échouer le long des plages

    Le temps assassine les Hommes et la Terre
    A travers toutes ces années de misère et de guerre
    Mais il est aussi source de renouveau et de jeunesse
    Neuf mois est le temps qu'il faut pour une grossesse

    Le temps construit et détruit les amours
    Il en crée de nouveaux pour une nuit ou pour toujours
    Combien de temps faudra-t-il pour lire ce poème ?
    Peu importe, une seconde me suffit pour te dire que je t'aime.

    Fly


    Le Papillon et la Rose

    Il est bleu, jaune, rouge et noir
    Léger comme une plume de soie
    C'est un papillon d'une élégance rare
    Aux ailes étincelantes lorsqu'il les déploie

    Se laissant porter par le vent
    Il titube tel une feuille morte
    Et vient se poser délicatement
    Sur une brindille que le vent emporte

    Il s'envole alors courageusement
    Déployant ses ailes multicolores
    Pour atteindre d'un seul élan
    Les fleurs fraîchement rosées de l'aurore

    A l'abri sous un vieux chêne
    Il pose lestement ses fines pattes
    Sur celle qu'il appelle sa reine :
    Une rose qui devint aussitôt écarlate

    Elle était la plus belle du jardin
    Le coup de foudre fut immédiat
    Il la butina jusqu'au petit matin
    A l'heure oùle soleil se leva

    Mais leur union n'eut pas de lendemain
    Comme toutes les bonnes choses, elle prit fin
    Lorsque la rose fut brutalement coupée
    Par la main sans scrupule d'un jardinier

    Comme dans un drame shakespearien
    Il n'a pu vivre sans sa dulcinée
    Papillon mourut de chagrin
    Près d'un pétale que Rose laissa tomber.

    Fly


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