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Gercendre Bart (Page
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Amour trahi
Je t'ai rencontré
A l'aube de mes quatorze ans
A l'instant même où sont nés
Ce que l'on appelle les sentiments
Avec moi tu as partagé
Pleurs, joie, ainsi que peine
C'est à cause de toi désormais
Que je dois toute cette haine
Toi, mon ami et amant de toujours
Pourquoi m'avoir trahie
Et me laisser sans amour
Seule dans ma vie.
Tu m'as fait croire à l'amour
Avant même qu'il ait pu naître
Soit maudit vautour
Le bon, en moi, tu as fait disparaître.
Tu as fait de moi ton esclave
Mais le temps effacera
Mes larmes qui coulent comme la lave
Mon volcan à jamais s'apaisera.
Le jour où tu as rejoint les anges
Tu m'as rendue égoïste
Le vide m'a paru si étrange
Le monde est devenu si triste.
Comment reprendre le cours du temps
Et retrouver le chemin de la lumière
Si tu n'es plus là mon amant
Puique tu es désormais poussière.
Sombre désillusion
Accoudée à une table au fond d'un café
Elle est là, seule, perdue dans ses pensées
A-t-elle d'autres choix, d'autres solutions ?
Sa vie s'écoule tel un éternel poison.
Tranquillement assise et si paisible
Son apparence semble pourtant trompeuse
Elle aime apparaître avec le sourire
Et disparaître avec son cœur trop lourd.
Lourd d'émotions, de chagrin, de larmes
Sa tristesse interne l'emportera
Personne pour comprendre ses douleurs
Personne pour partager ce sentiment terne
Comment retrouver le goût de vivre ?
Désespérée par ce souffle vital
Pourtant si combative, elle abandonne
Et met de côté cet amour qui la ronge.
A quoi sert cet amour si envahissant
Pour finir par vieillir sans moitié
Elle se sent trahie, oubliée
Même son âme s'en trouve atteinte !
Et ça fait horriblement mal
Ça la consumme de l'intérieur
Elle dépérit en son humble demeure
Mais ainsi en a décidé la vie !
Destin perdu
Blottie contre son oreiller
Enfouie sous ses draps de satin
Tel un enfant apeuré se cachant d'une faute
Tout en sachant qu'il sera puni
Elle se souvient des temps passés
Elle se remémore cette période
Où la jeunesse semble éternelle
Où l'amour lui ouvrait ses portes
L'âge où l'insouciance est de concert
Avec la naïveté
Mais le problème ne se pose plus
Puisque désormais son enveloppe corporelle
Celle qu'elle chérissait autrefois
Celle-là même a dépéri tristement
Sa solitude si parfaite
Finit par la ronger de l'intérieur
Tous, ils sont tous partis
La laissant livrée à elle-même
La fragilité qu'elle a bannie
Réapparaît sous la forme cruelle
D'une petite épée qui lui perfore le cœur
Son lit est un parterre de pleurs
Douce, si douce étoile fanée
Ton grand âge nous sert de barrage
Contre l'inconscience de nos jeunes années
Ne pleure pas, camoufle ta peine.
Sors de ta stupeur et souris
Ton vieillissement n'est pas punition
Ton désarroi est mien
Mais ne congédie pas le soleil, ton ami
Tu créais ainsi une seconde nuit
De peur de te noyer dans ce monde abstrait
Celui qui depuis de nombreuses années
Ne cesse de te fuir sans remords
Il te reste de la joie enfouie à l'intérieur
Laisse-la éclater, donne-moi une autre chance
Nos vies sont tellement similaires
On a besoin d'y croire encore !!!
Pourquoi
Pourquoi as-tu fermé ton cœur ?
Pourquoi être restée si sourde ?
Pour mon plus grand malheur
Fallait-il un miracle de Lourdes ?
Tout ce que j'attendais de toi
C'était un peu de réconfort
Que tu me serres dans tes bras
D'arrêter de me dire " t'as tort ".
Tu te devais d'être, c'est certain
Ma seule et meilleure amie.
Pas seulement pour un matin
Mais surtout pour toute la vie.
C'est pourtant toi et seulement toi
Qui, après une journée de douleur,
M'a enfantée dans la joie.
Pourquoi, aujourd'hui, tant de pleurs ?
Pourquoi m'avoir abandonnée
Me laissant seule face à mon destin.
N'ayant que mes yeux pour pleurer
Et mon cœur rempli de chagrin.
Je n'étais alors qu'une enfant
Qui avait besoin d'être guidée
Tout simplement par sa maman
Au lieu de cela tu t'es envolée.
Mais c'est mon tour maintenant
Et je n'ai aucunement l'intention
Ni de laisser filer le temps
Ni de mettre mon amour en détention.
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