• Les écrits perso des internautes
  • Gercendre Bart (Page 3/5) :

     

    Amour trahi

    Je t'ai rencontré
    A l'aube de mes quatorze ans
    A l'instant même où sont nés
    Ce que l'on appelle les sentiments

    Avec moi tu as partagé
    Pleurs, joie, ainsi que peine
    C'est à cause de toi désormais
    Que je dois toute cette haine

    Toi, mon ami et amant de toujours
    Pourquoi m'avoir trahie
    Et me laisser sans amour
    Seule dans ma vie.

    Tu m'as fait croire à l'amour
    Avant même qu'il ait pu naître
    Soit maudit vautour
    Le bon, en moi, tu as fait disparaître.

    Tu as fait de moi ton esclave
    Mais le temps effacera
    Mes larmes qui coulent comme la lave
    Mon volcan à jamais s'apaisera.

    Le jour où tu as rejoint les anges
    Tu m'as rendue égoïste
    Le vide m'a paru si étrange
    Le monde est devenu si triste.

    Comment reprendre le cours du temps
    Et retrouver le chemin de la lumière
    Si tu n'es plus là mon amant
    Puique tu es désormais poussière.


    Sombre désillusion

    Accoudée à une table au fond d'un café
    Elle est là, seule, perdue dans ses pensées
    A-t-elle d'autres choix, d'autres solutions ?
    Sa vie s'écoule tel un éternel poison.

    Tranquillement assise et si paisible
    Son apparence semble pourtant trompeuse
    Elle aime apparaître avec le sourire
    Et disparaître avec son cœur trop lourd.

    Lourd d'émotions, de chagrin, de larmes
    Sa tristesse interne l'emportera
    Personne pour comprendre ses douleurs
    Personne pour partager ce sentiment terne

    Comment retrouver le goût de vivre ?
    Désespérée par ce souffle vital
    Pourtant si combative, elle abandonne
    Et met de côté cet amour qui la ronge.

    A quoi sert cet amour si envahissant
    Pour finir par vieillir sans moitié
    Elle se sent trahie, oubliée
    Même son âme s'en trouve atteinte !

    Et ça fait horriblement mal
    Ça la consumme de l'intérieur
    Elle dépérit en son humble demeure
    Mais ainsi en a décidé la vie !


    Destin perdu

    Blottie contre son oreiller
    Enfouie sous ses draps de satin
    Tel un enfant apeuré se cachant d'une faute
    Tout en sachant qu'il sera puni

    Elle se souvient des temps passés
    Elle se remémore cette période
    Où la jeunesse semble éternelle
    Où l'amour lui ouvrait ses portes

    L'âge où l'insouciance est de concert
    Avec la naïveté
    Mais le problème ne se pose plus
    Puisque désormais son enveloppe corporelle
    Celle qu'elle chérissait autrefois
    Celle-là même a dépéri tristement

    Sa solitude si parfaite
    Finit par la ronger de l'intérieur
    Tous, ils sont tous partis
    La laissant livrée à elle-même

    La fragilité qu'elle a bannie
    Réapparaît sous la forme cruelle
    D'une petite épée qui lui perfore le cœur
    Son lit est un parterre de pleurs

    Douce, si douce étoile fanée
    Ton grand âge nous sert de barrage
    Contre l'inconscience de nos jeunes années
    Ne pleure pas, camoufle ta peine.

    Sors de ta stupeur et souris
    Ton vieillissement n'est pas punition
    Ton désarroi est mien
    Mais ne congédie pas le soleil, ton ami

    Tu créais ainsi une seconde nuit
    De peur de te noyer dans ce monde abstrait
    Celui qui depuis de nombreuses années
    Ne cesse de te fuir sans remords

    Il te reste de la joie enfouie à l'intérieur
    Laisse-la éclater, donne-moi une autre chance
    Nos vies sont tellement similaires
    On a besoin d'y croire encore !!!


    Pourquoi

    Pourquoi as-tu fermé ton cœur ?
    Pourquoi être restée si sourde ?
    Pour mon plus grand malheur
    Fallait-il un miracle de Lourdes ?

    Tout ce que j'attendais de toi
    C'était un peu de réconfort
    Que tu me serres dans tes bras
    D'arrêter de me dire " t'as tort ".

    Tu te devais d'être, c'est certain
    Ma seule et meilleure amie.
    Pas seulement pour un matin
    Mais surtout pour toute la vie.

    C'est pourtant toi et seulement toi
    Qui, après une journée de douleur,
    M'a enfantée dans la joie.
    Pourquoi, aujourd'hui, tant de pleurs ?

    Pourquoi m'avoir abandonnée
    Me laissant seule face à mon destin.
    N'ayant que mes yeux pour pleurer
    Et mon cœur rempli de chagrin.

    Je n'étais alors qu'une enfant
    Qui avait besoin d'être guidée
    Tout simplement par sa maman
    Au lieu de cela tu t'es envolée.

    Mais c'est mon tour maintenant
    Et je n'ai aucunement l'intention
    Ni de laisser filer le temps
    Ni de mettre mon amour en détention.


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