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  • Blaise Pascal

     

      Vous trouverez ici une biographie de l'auteur , ainsi que tous les écrits le concernant, qu'ils proviennent des animateurs du site ou des internautes :

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    Biographie

    Le savant

    A ce moment-là, les Jansénistes séduisaient surtout les grands esprits par l'austérité de leurs moeurs et la rigueur de leur pensée : en 1646, ils firent ainsi la conquête de Blaise Pascal, né à Clermont-Ferrand en 1623, d'un père magistrat qui fréquentait des milieux scientifiques. Mathématicien prodige, physicien et même technicien, le jeune Blaise avait fait d'importantes découvertes. Sa formation scientifique le conduisit à définir avec rigueur une méthode qu'il devait appliquer dans d'autres domaines.

    Le polémiste

    En 1654, Pascal connut en effet une crise décisive qui l'amena à se consacrer avant tout à l'apostolat religieux. En1656, il entreprit de défendre ses amis jansénistes contre les attaques des Jésuites qui, s'appuyant sur le théologien espagnol Molina, affirmaient que tout homme a, s'il la demande à Dieu, la grâce nécessaire pour éviter le péché. Pascal se fait polémiste et, entre le 23 janvier 1656 et le 24 mars 1657, publie, pour gagner l'opinion, 18 lettres qui sont censées être envoyées par Louis de Montalte (un pseudonyme sous lequel il se déguise) à un provincial de ses amis. Dans les quatre premières Provinciales, Pascal situe le débat sur le plan théologique ; dans les six suivantes, il élargit le problème à celui de la morale des Jésuites ; ces dix premières lettres sont souvent ironiques, mais, à partir de la dixième, l'ironie du moraliste fait volontiers place à l'indignation du croyant.

    Le défenseur de la foi

    Après le succès des Provinciales, Pascal veut passer de la polémique à la défense de la foi : il entreprend de ramener à la religion les libertins, c'est-à-dire les mondains qui pensent que les valeurs humaines sciences, arts, plaisirs, etc - peuvent se suffire à elles-mêmes et qui se détournent des questions surnaturelles. Bien que Pascal n'ait pas terminé son Apologie de la religion chrétienne (sa mort prématurée en 1662 l'en empêcha), il a laissé des notes suffisantes qu'on appelle Pensées pour qu'on puisse présumer de ce qu'aurait été l'ouvrage définitif (cette tâche de reconstitution, tentée pour la première fois par les " Messieurs "de Port-Royal en 1670, a été reprise par maints critiques modernes, notamment par Léon Brunschvicg en 1897 et M. Louis Lafuma en 1951) : suivant une méthode à la fois psychologique (cest-à-dire adaptée à l'interlocuteur qu'il veut convaincre) et scientifique (en ce sens qu'il ne cherche qu'à nous présenter des faits, dont la religion apparaît comme l'explication la plus probable), Pascal voulait sans doute d'abord montrer à son adversaire la misère de l'homme sans Dieu, incapable de vérité, de justice ou de bonheur. Dans ces conditions, et les philosophies étant impuissantes à expliquer les contradictions de la nature humaine, il faut nécessairement recourir à la religion et trouver ainsi la félicité de l'homme avec Dieu, aussi bien sur le plan de la raison que sur celui de l'intuition ou de l'amour. Toutes les contradictions se résolvent en une vision ordonnée et mystique du monde, vu des hauteurs de la foi chrétienne.

    Le précurseur de l'esprit classique

    Enfin Pascal ne fut pas seulement un savant et un apologiste : pour toucher l'incroyant, il lui fallait faire oeuvre convaincante et il élabora dans ce dessein des idées littéraires qui font de lui le précurseur de l'esprit classique : préoccupé de toujours marquer la distinction des méthodes, des domaines et des talents, soucieux à la fois de rigueur logique dans la démonstration et de souplesse psychologique dans l'art de persuader, il esquisse un idéal de beauté conforme au vrai, à la nature, aux justes proportions.

     

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